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Bagenauder de l'autre côté

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Retour en arrière pour cette avant dernière journée de vacances. Nous remonterons le sentier du littoral de Port-Vendres à Banyuls-sur-mer. Et comme mardi dernier, la patache de midi 31, en 5' nous amène de la gare de Banyuls au départ du sentier. Bien nous a pris d'acquitter le prix du transport (ce dont nous sommes coutumiers, bien évidemment, nous suintons la morale et l'éducation) car, dans ce court laps de temps, un être en deux âges, exige de contrôler nos billets. Ah, le chien galeux !  Un tel manque de confiance nous afflige.

 

De Port-Vendres nous n'écrirons rien, tellement le pas alerte d'une dame, la cinquantaine hurlante, nous époustoufle. Elle galope la gueuse, un petit sac à dos sur son dos (évidemment), elle déroule les fuseaux sans effort apparent, et prend même le temps, la bougresse, de choisir l'angle d'une photo. La petite marcheuse est affutée, à la limite de l'arrogance, cela tranche avec certain d'entre nous. Bientôt son dos se dérobe derrière les genêts et nous ne reverrons pas cette prétentieuse !

Heureusement il nous reste les paysages toujours aussi beaux. 

 

Nous prenons le temps de les admirer, nous ! 

 

Nous faisons halte pour humer le parfum d'une fleur, prendre une photo, célébrer l'appel de la nature, aiguiser nos sens, se ressourcer l'âme. 

 

Dans un camaïeu de bleu, nous essayons de mesurer l'angle de la mer. Pas étonnant qu'il y ait du courant avec une telle pente ; la mer joue les montagnes russes.

 

Le rituel du déjeuner est sacré pour un Français, alors imaginez pour deux. Le concombre apporte de l'eau, dont acte. Il apporte aussi un goût assez médiocre, dont acte de nouveau. Mais comme il justifie à lui seul les futurs écarts, on accepte ce sacrifice gustatif.

 

Jonathan se pose à un mètre de nous, pas farouche pour deux sous, pas hostile pour trois, habitué sans doute à ces touristes qui soit laissent quelques miettes qu'il becquettera sans effort à leur départ, soit lui donnent directement quelque nourriture qui l'éloignera de sa pitance traditionnelle acquise à la force des plumes et des palmes. De nous, en tout cas, il ne recevra rien. Même la vue du cap Béar et de son phare n'altérera notre résolution.

En plus il a déféqué sur la table. Allons-nous remercier un tel manque de savoir-vivre?

 

Nous approchons de l'anse de Paulilles et pouvons toucher du doigt les ceps dont le nectar nous abreuva hier. Ils sont taillés bas, sans forme, pour donner une vigueur aux pousses et offrir moins de prise au vent.

Qui osera encore prétendre que la taille ne compte pas? 

 

La deuxième partie de ce sentier, d'un peu avant Paulilles jusqu'à l'entrée dans Banyuls est vraiment très belle ; moins escarpée qu'entre Cerbère et Banyuls, elle est aussi plus abordable et longe des petites criques, prétextes à la baignade, lorsque grimpe le mercure.

Nous y croisons beaucoup plus de gens que les jours précédents, de tous âges, de tout gabarit et de toute chaussure) et l'on en vient déjà à regretter le monde d'avant ...

 

Nous revenons à l'anse de Paulliles pour une double séance de lecture de de nage en eau libre. Ce n'est pas la marcheuse folle, tout affutée qu'elle soit, qui serait capable de faire ça !  

 

Avant de conclure par un apéro, avec la bouteille du clos éponyme.

 

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