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Rentrer avec le vent

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Il est temps de rentrer au bercail puisque rien ne dure ; temps de fixer quelques images du gîte qui nous le remémoreront, car nous y étions bien (à deux pour un gîte pouvant accueillir huit personnes). A part le salon, bien sombre (mais nous allions sur les terrasses) tout le reste était parfait, jusqu’aux hôtes, charmants et aidants. 


Il manquait pourtant quelque chose ; nous avons bien battu notre coulpe mais à quoi bon. Si vous trouvez, laissez-nous un commentaire ! 

 

Nous nous souviendrons des micocouliers du jardin laissé agréablement en fouillis. Peut-être oublierons nous cette chaise suspendue. 

 

La salle à manger rustique fera ressurgir les souvenirs. 

 

Le bord de mer nous appartient ; nous y sommes seuls ou presque. Il faut reconnaître toutefois que le vent marin balaie violemment la plage ; Beaufort force 5-6, bonne brise , tournanvent frais, pour faire le lien avec un précédent article.

Marcher sur le sable, bien que nous soyons affûtés, n’est d’ailleurs point agréable ; c’est un peu mieux sur la promenade littorale, c’en est même plutôt sympathique d’arpenter le bord de mer d’Argelès dans une inattendue solitude. Ah! On ne risque pas d’être embêtés par les cons !

La météo, très favorable pendant la semaine (certes, nous avions sélectionné le lieu dans ce but) aura accompagné avec pertinence nos activités, sans en gâcher aucune. Il n’est jusqu’au vent, aujourd’hui, qui ne conclue le séjour avec bonheur, grâce à une spécialité locale.

Nous dévorons un pan bagna pas très local, lui, et un flan pâtissier pas très maison, mais ça se mange bien. Cette semaine, les menus n’ont pas été à l’honneur ... les apéros vous prient de les en excuser !

 

La fin s’approche, ce sera la phrase suivante ; préparés, vous en concevrez moins de surprise, de déception et il est même possible que votre peine en soit atténuée! 
Merci de nous avoir suivis pendant toute cette semaine, à très bientôt. 

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Bagenauder de l'autre côté

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Retour en arrière pour cette avant dernière journée de vacances. Nous remonterons le sentier du littoral de Port-Vendres à Banyuls-sur-mer. Et comme mardi dernier, la patache de midi 31, en 5' nous amène de la gare de Banyuls au départ du sentier. Bien nous a pris d'acquitter le prix du transport (ce dont nous sommes coutumiers, bien évidemment, nous suintons la morale et l'éducation) car, dans ce court laps de temps, un être en deux âges, exige de contrôler nos billets. Ah, le chien galeux !  Un tel manque de confiance nous afflige.

 

De Port-Vendres nous n'écrirons rien, tellement le pas alerte d'une dame, la cinquantaine hurlante, nous époustoufle. Elle galope la gueuse, un petit sac à dos sur son dos (évidemment), elle déroule les fuseaux sans effort apparent, et prend même le temps, la bougresse, de choisir l'angle d'une photo. La petite marcheuse est affutée, à la limite de l'arrogance, cela tranche avec certain d'entre nous. Bientôt son dos se dérobe derrière les genêts et nous ne reverrons pas cette prétentieuse !

Heureusement il nous reste les paysages toujours aussi beaux. 

 

Nous prenons le temps de les admirer, nous ! 

 

Nous faisons halte pour humer le parfum d'une fleur, prendre une photo, célébrer l'appel de la nature, aiguiser nos sens, se ressourcer l'âme. 

 

Dans un camaïeu de bleu, nous essayons de mesurer l'angle de la mer. Pas étonnant qu'il y ait du courant avec une telle pente ; la mer joue les montagnes russes.

 

Le rituel du déjeuner est sacré pour un Français, alors imaginez pour deux. Le concombre apporte de l'eau, dont acte. Il apporte aussi un goût assez médiocre, dont acte de nouveau. Mais comme il justifie à lui seul les futurs écarts, on accepte ce sacrifice gustatif.

 

Jonathan se pose à un mètre de nous, pas farouche pour deux sous, pas hostile pour trois, habitué sans doute à ces touristes qui soit laissent quelques miettes qu'il becquettera sans effort à leur départ, soit lui donnent directement quelque nourriture qui l'éloignera de sa pitance traditionnelle acquise à la force des plumes et des palmes. De nous, en tout cas, il ne recevra rien. Même la vue du cap Béar et de son phare n'altérera notre résolution.

En plus il a déféqué sur la table. Allons-nous remercier un tel manque de savoir-vivre?

 

Nous approchons de l'anse de Paulilles et pouvons toucher du doigt les ceps dont le nectar nous abreuva hier. Ils sont taillés bas, sans forme, pour donner une vigueur aux pousses et offrir moins de prise au vent.

Qui osera encore prétendre que la taille ne compte pas? 

 

La deuxième partie de ce sentier, d'un peu avant Paulilles jusqu'à l'entrée dans Banyuls est vraiment très belle ; moins escarpée qu'entre Cerbère et Banyuls, elle est aussi plus abordable et longe des petites criques, prétextes à la baignade, lorsque grimpe le mercure.

Nous y croisons beaucoup plus de gens que les jours précédents, de tous âges, de tout gabarit et de toute chaussure) et l'on en vient déjà à regretter le monde d'avant ...

 

Nous revenons à l'anse de Paulliles pour une double séance de lecture de de nage en eau libre. Ce n'est pas la marcheuse folle, tout affutée qu'elle soit, qui serait capable de faire ça !  

 

Avant de conclure par un apéro, avec la bouteille du clos éponyme.

 

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Se dégourdir les patounettes

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Ce chêne liège, dont les forêts regorgent, nous nous a pas inspiré d'arpèges, mais une furieuse envie de se remettre les mollets droits après l'équipée de la veille. Une séance de décrassage comme on dit dans le jargon sportif, une remise en forme, un délassement, une promenade de récupération, un quasi temps calme. 

 

A Montesquieu-les-Albères débute la randonnette des VI fontaines (petit hommage en passant aux chiffres romains, l'histoire de ce pays catalan). Bon enfin, là on vois une citerne, ornée de beaux poissons ; image incongrue dans ces pré-montagnes. On y distinguera aussi un ciel couvert qui nous accompagnera (au risque de divulgâcher la suite) toute la journée.

 

 

La promenade nous emmène vers six fontaines, toujours en eau, dont la première, seule, la plus proche du village, est déclarée potable. Les autres eaux sont 'non contrôlées'. 

Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes

La montée s'effectue par une piste forestière très régulière et le dénivelé modeste s'avale sans s'en ressentir.

 

Finalement ce sont près de 600 m qui nous voient arriver au col d'Espinas (Espinassa) et à la dernière fontaine que nous devons partager avec 3 bovins placides, bien que la noiraude, pas finaude, qui sort manifestement de chez le maître capillaire, nous lance parfois des regards noirs, empreints de mépris, de défiance voire d'hostilité. Nous ne lui tournons pas le dos, de peur de nous faire encorner sur un geste bravache destiné à impressionner ses congénères. Outre la probable douleur selon le point d'impact de sa corne effilée, le ridicule de la situation nous empêcherait, longtemps, de nous remontrer en public.

 

Dans cette montagne à vaches (où étrangement sans ne sens pas la bouse, fabuleuse odeur des fermes d'antan, du lait tiède et des meuglements dans l'étable - oui j'aime bien sentir la fragrance des bouses), de toute la balade nous n'avons croisé un être humain. 4 heures, sans un visage humain, à marcher dans l'assourdissant silence de la nature ; nous sommes en paix, la tête dans le vent.

Si la monotonie de la piste finissait par lasser, la descente, en balcon, nous enchante. Splendiose pourrait-on écrire avec à-propos dans ce blog.

 

 

Nous en avons déjà écrit, le printemps permet d'admirer de nombreuses fleurs sur les sentiers. 

Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes
Se dégourdir les patounettes

Nous surplombons la plaine et pouvons distinguer jusqu'à Saint-Cyprien, les lacs et la mer et remarquer à quel point ces paysages qui de près semblent naturels sont, en fait, façonnés par la main de l'Homme.

 

Ce n'est pas pour nous la péter, ce n'est pas le genre de la maison, mais nous sommes plutôt bien montés puis descendus, sans que les patounettes ne se raidissent. Avec, en sus, une véritable sensation d'isolement dans de magnifiques paysages ; une bien belle journée.

 

Pendant que certaine pédale, d'autre lit, affalé sur un transat, un goulot à portée de lèvres, dans le zéphyr d'un doux soir (si quelqu'un me parle de zéphirine, nous trinquerons au vent !). 

L'heure de l'apéro apporte son cortège de réjouissances, mais ceci est une histoire connue et rabâchée ! 

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Conquérir le Néoulous

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Le Néoulous a acquis une certaine célébrité pour nous avoir vu y renoncer l'avant veille. Ce matin, tous les signaux sont au vert et nous avons coché toutes les cases, y compris celle du concombre pour le repas. Comment résister à l'attirance de ce cylindre vert et de son goût ... mauvais ? Alors conquérons le sommet. Mais c'est que ça grimpe sec,  ça dérouille dans les gambettes quand les lignes de niveaux sont attaquées de front. Il est heureux que le paysage se dévoile parfois dans toute sa splendiosité.

 

Nous montons entre hêtres et châtaigniers, entre houx et mousses, déclinant le vert sous de multiples nuances. 

 

Il faut cravacher pour arracher nos corps à la pesanteur. Mettre un pied devant l'autre (et recommencer) semble si routinier. Mais soudain, la nature nous offre une vision enchanteresse, un trou dans le tronc d'un arbre, une vieille cicatrice d'un membre amputé.

Chacun alors y voit ce qu'il y cherche. Un yogi y reconnaîtrait le puits du dharma, un apprenti bouddhiste y méditerait sur la vacuité de nos actions, un musicien y verrait une de ces trompes alpines dont les échos résonnent dans les vallées et un sculpteur comme Maillol n'aurait qu'une envie, y couler un bronze.

 

Le sommet enfin et 1 000 m de dénivelé dans les patounettes en 2h40 ! Et là, que voyons nous, une route ? Certes, mais ce qui compte ce n'est pas la destination, c'est le chemin ... Va pour le chemin ... mais quand même, un coup de voiture ou un Uber et on y serait monté bien plus vite.

Il faut reconnaitre la beauté du panorama qui se déroule devant nos yeux tandis que nos mandibules broient et déchiquettent ce que nos dos ont apporté.

 

Nous y étions, en voici la preuve.

 

La descente est aussi raide que la montée ... mais pas dans le même sens. Un repos mérité s'impose. 

 

Certains hêtres nous réconcilient avec le genre humain, le protecteur et le respectueux.

 

Tracer sa route ou laisser sa trace?

Conquérir le Néoulous
Conquérir le Néoulous

La partie de pétanque, près du lac de Raho, n'a pas été photographiée ? A-t-elle même existé ? Comment en apporter la preuve ? Nous serons plus attentifs la prochaine fois.

Après l'effort, une bonne hydratation est indispensable, alors ce sera une bonne bière. Et comme, de temps en temps, pour éprouver son foie, nous aimons bien nous faire une bonne petite religieuse, encore que celle-là ne soit pas très ressemblante.

 

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Résister esseulés à Perpignan

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Une fois n'est pas coutume, nous laissons la parole à une princesse amoureuse de la petite reine : 

"Pendant cette sortie, je me suis sentie coupée du monde. Seuls quelques touristes, des cyclistes et trois agriculteurs témoignaient, heureusement, d'un peu de vie, sur ces routes des Albères. J'entendais le silence, cette absence de bruit qui s'incarne, dont on prend brusquement conscience, lorsque l'on perçoit son souffle, d'habitude assourdi par les bruits qui nous environnent et parfois nous agressent. J'étais bien, à la fois hors du monde et paradoxalement tellement dedans, unie à la nature, entre mer et montagne, entre fleurs et rochers."

 

"L'effort intense endolorissait mes jambes, la sueur ruisselait sur mon visage et creusait des sillons dans la crème solaire, on aurait dit la carte hydraulique de la France. Comment décrire cette émotion de se sentir à sa place et pourtant privilégiée, dans un panorama splendiose, tracer sa route parmi les premiers habitants de la nature, entre le sang de l'asphalte et celui de la vigne, accompagner les secousses d'un revêtement imparfait par un léger mouvement du bassin, descendre, prudemment mais vite, déraper légèrement sur les graviers, vivre, exister. J'ai vraiment kiffé ma raçounette (petite race, NDLR)".

 

Après ce témoignage digne d'un Blondin aux heures épiques de la Grande Boucle, il faut redescendre sur le plancher des brebis. L'astre solaire cachant ses rayons, nous partons pour Perpignan et son skate parc, célèbre, en tout cas dans la ville. Pas de chance, le bol était bien peuplé (ce dont la photo ne témoigne pas). Hé oui, nous avions oublié que nous étions mercredi et que tout ce que la ville compte de minots sortait embêter les Toulousains. 

 

Il ne reste qu'à faire un tour en ville où nous étions déjà venus en février 2015. Beaucoup a été oublié, mais les souvenirs surgissent peu à peu. La ville retrouve son sens.

 

Est-ce que nous avions déjà vu ce magasin ? C'est quoi ça? Un Monsieur Bricolage dans un ancien théâtre ? T'es un bricoleur et t'as pas de burin ? Non, mais Alliot quoi !

 

Une photo et puis s'en va.

 

Un graff et puis s'en retourne. Mais que sont ces oiseaux ?

 

Heureusement on perd pas le nord ... Ô les beaux flacons!

 

Ce qui fascine les flâneurs que nous sommes, c'est encore et toujours l'absence de promeneurs, de gens qui déambulent, qui circulent. Comme si en l'absence de magasins, personne ne trouvait plus d'intérêt à arpenter les rues. Autant dans les lieux touristiques, c'est fort appréciable, mais au coeur de la ville, cela donne une impression étrange, de ville morte, pas glauque mais triste, désertée par ses occupants, comme au coeur d'une épidémie. 

 

Avant de rentrer nous marchons dans le sable de la plage d'Argelès. La parka se supporte. Ah, ces traces dans le sable, voilà qui est tellement beau ...

Vous voyez que cela valait le coup d'attendre, non?

 

 

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Baguenauder sur le sentier littoral

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Ô train, Ô rouge, Ô avaleur d'espace ! En fait c'est seulement une patache qui nous emmène de Banyuls à Cerbère pour que nous puissions remonter le chemin du littoral en toute quiétude et sans un fastidieux aller-retour.

Juste avant de se garer, des gendarmes exigent le permis de conduire. Sans doute conquis par la magnifique photo qui l'orne, ils nous le restituent et nous laissent poursuivre. Tout cette mise en scène pour nous apercevoir, pour vérifier la légende qui nous nimbe, pour se fabriquer des souvenirs et impressionner leurs enfants et leurs amis. 

 

De Cerbère, nous ne dirons rien ... peut-être pas l'enfer, mais pas le paradis. Même avec une seule tête et deux yeux, on en voit déjà assez. Heureusement, le sentier du littoral débute dès la sortie de la ville ... et immédiatement, un tout autre panorama, ravissant celui-là décline son camaïeu de vert.

 

Nous flânons entre genêts et ajoncs, les premiers diffusant un parfum puissant et capiteux, qui brusquement emplit les naseaux et les replonge en d'autres lieux. Sur la photo, une belle des champs baguenaude.

 

En ce milieu de printemps, les fleurs surgissent partout, plus ou moins spontanées, parfois sauvages parfois liées à la main humaine.

 

Mine de rien, ça enquille du dénivelé le chemin littoral ; la fraicheur de l'eau cristalline réprime toute envie de trempage de petons, pas même de loin, pas même un orteil. Et pour les lecteurs qui douteraient de notre présence en ces lieux, la photo ci-dessous mettra fin, espérons-le, à leur hésitation.

 

Le Sud possède des charmes indéniables, non?

 

La pause repas, sur la plage de Peyrefite, rassasie et, sous un soleil qui se voile un peu, invite à la sieste. Nous adhérons au proverbe pour lequel Pieds vers le large font vie pleine et sans marge.

 

Ici les vignes se cultivent à la main et jouissent d'une belle vue. Il faudra vérifier si le flacon en témoigne ...

 

L'arrivée à Banyuls est moins belle, moins sauvage et, avec un temps qui se couvre, nous commençons à languir de l'écurie. Qui a pensé que nous étions des chevaux de retour ? Ce n'est pas gentil.

Sur la promenade de la plage, une jeune femme alanguie et fort dévêtue en ces temps de pruderie réagit vivement à la piqure des cactus qui lui blessent l'arrière train (qui, comme celui que nous avons pris ce matin, doit être bien rouge de tant d'irritation). 

 

Nous reprenons la voiture après cette superbe randonnée, rejoignons la plage des pins à Argelès-sur-mer. Peu de chats, encore moins de pin ; une étendue de sable grossier qui invite revenir aux fondements de la vie et à les poser sur une serviette pour contempler le sac et le ressac, le mouvement infini des flots, une vraie ode à la poésie, quoi.

 

Pour Cécile, se poser, il n'en est pas question. Mais nager avec les dauphins, les raies mantas, les poissons clowns ... les regards ébaubis des quelques promeneurs, ça oui! Il en manquerait que la musique d'Eric Serra et nous serions dans l'ambiance. N'empêche qu'il faut une motivation exceptionnelle pour nager dans une eau à 13 ou 14 degrés.

 

 

Il faut aussi une motivation hors du commun pour de pas flancher après le Corbières éventé d'hier et reconquérir Bacchus. Il faut se redresser au plus vite et ne pas sombrer dans des atermoiements de mousmée ... boirai-je ou ne boirai-je pas? Ne laissons pas les fortifications de l'abstinence s'ériger autour de nos foies ! De notre ville si rose, nous devons porter haut le plaisir des sens. Alors, oui, ce soir, nous boirons, et peut-être pas à dose homéopathique.

 

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Chercher les touristes à Collioure

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Le soleil se lève sur le gîte, bien avant nous ; il n'a aucun mérite, il s'était couché bien plus tôt que nous. Il pare le micocoulier d'une belle lumière sans nous en vouloir de lambiner.

Nous étudions les randonnées que nous a référencées notre hôte, fort gentil au demeurant, cela avait été oublié d'être rapporté hier. Gentil et souvenant, car il nous rappelle, avec bonhommie, le chèque de caution que l'arrivée humide à l'Espartineta (c'est le nom du gîte, omis également mais rattrapé avec maestria et discrétion) avait fait oublier.

 

Alors que Cécile enchaîne 2 h de bicyclette sur les routes sinueuses et parfois défoncées, je me prépare à la randonnée, révisant le déroulé du pied, ajustant les sangles du sac, me forgeant un mental digne des conquérants de l'impossible. 

Car ce qui nous attend, c'est le Néoulous, un aller-retour de 3 heures de marche exténuante. Le site officiel de l'Occitanie donne plusieurs fausses indications, des âneries, et nous errons dans Sorède. Nous finissons pas télécharger la trace GPS.

 

Au bout d'1 h de marche, une bifurcation ambiguë, un chemin qui suit la trace à peu de distance mais qui se redirige vers le départ ... ce que l'affichage du GPS et une certaine gaucherie doublée d'un sens de l'orientation à perfectionner, nous font détecter un peu tard. En plus les panneaux n'indiquent pas l'aller-retour en 3 h mais seulement l'aller. Il faut se résoudre à abandonner ; pas assez d'eau, de nourriture, de temps et nous voudrions pas braver une nouvelle fois le couvre-feu. Ernesto de pacotille ? Oui.

 

Que faire? Ruminer cet échec? Un peu ! Partie remise? Certainement ! Alors direction l'anse de Paulilles, entre Port-Vendres et Banyuls. Muni d'une bonne vue, ou d'un zoom performant, on distingue des vignes. Le Clos de Paulilles est tout proche, cela pourra rappeller des souvenirs ...

 

Nous sommes épuisés par ces 2 heures de marche inabouties. Alors nous gisons en croix, les pieds tournés vers le large, comme il se doit.

 

L'anse de Paulilles se trouve au bout d'un joli site réhabilité. Le vert printanier qui aura tôt fait de passer au jaune sec, enchante le promeneur solitaire perdu dans ses rêveries et nous avec.

 

Le site est un ancien complexe industriel produisant de la dynamite (une dynamiterie pour faire plus chic) fondée par Alfred Nobel. Il fermera définitivement en 1984. Made plus in France.

 

Collioure maintenant. Superbe village pris d'assaut par les touristes si l'on en croit les nombreux parkings disséminés sur les hauteurs de la ville. Ils n'ont pas l'air bondés et, de virage en virage, nous échouons juste à côté de la plage !

 

Nous avions craints d'être serrés comme des anchois, mais la ville est étrangement calme. Seul le feulement léger du vent trouble les piaillements des oiseaux. 

L'impression s'insinue que la ville est à nous et que le concours de circonstances qui a donné naissance à cette surprenante situation ne se reproduira pas (et par certains côté c'est évidemment tant mieux). On se prend à imaginer Rocamadour ou Collonges-la-Rouge dans ces mêmes conditions ...

 

Nous pouvons visiter vraiment la ville, sans coudoyer nos semblables, s'imprégner de ses murs, de ses fleurs, de sa mer aux eaux claires ...

 

... profiter de la vue avec le silence pour allié, à l'abri des remugles de nourritures et des entassements consuméristes auxquels d'habitude nous participons ...

 

... prendre le temps de regarder, de détailler, d'analyser les micros coups de burin de l'artiste et puis ressentir, éprouver, saisir ce que l'instant possède d'exceptionnel, d'extra-ordinaire. 

 

Extra-ordinaire, oui, car voici une place de Collioure, juste derrière la plage du fort, à 18 h. Nos pas résonnent sur les pavés ... on se retournerait presque pour guetter l'inconnu, le visage louche, la démarche hésitante, l'intention hostile ... avant de se rappeler qu'il n'y a personne, que nous sommes seuls et que les quelques âmes qui vivent ont dû passer leur chemin.

 

Conscient de ces moments, nous n'en oublions pas pour autant l'essentiel : l'apéro, que nous prenons sur la terrasse située sur le toit du gîte avec une vue circulaire, sans obstacle. Certains auront reconnu des arachides, dont les gousses ne résisteront pas longtemps aux assauts des doigts agiles et déterminés des randonneurs, déçus par le Néoulous  mais remplis par Collioure.

 

Le vent, petite brise ou force 3 sur l'échelle de Beaufort (ce soir nous révisons notre météo marine, mais sans Marie-Pierre Planchon) nous agite les cheveux et nous rafraîchit un peu trop. Direction la deuxième terrasse pour un deuxième apéro. Le vin, un Corbières de 2013 (Château La Baronne 2013, Les chemins de traverse) qui a fini à l'évier tellement il était passé, n'a pas l'honneur du blog. Mais il est pourtant cité? Ah oui, c'est vrai.

 

La nuit enveloppe désormais le gîte qui s'endort paisiblement. Aucun bruit ne viendra troubler le sommeil. Demain, lorsque poindra le jour, les oiseaux nous régalerons de leur aubade et il sera alors temps, 2 ou 3 heures plus tard, de commencer une nouvelle journée sous le signe de ... Allons, un peu de patience ... vous verrez bien.

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Se faire flageller par des micocouliers

Publié le par Cécile et Jean-Michel

La rébellion couvait. L’insurrection se préparait. La sédition, presque, s’annonçait. Il fallait s’affranchir des règles, après 13 mois d’obéissance pointilleuse. C’est donc l’esprit rebelle que, la voiture chargée, nous partons pour 2h de conduite et surtout 220 km. A 9 h de la levée de la limite des 10 km, la prise de risque était d’une rare audace. Sereins? Bien sûr... malgré le bruit régulier des fesses qui claquaient des dents, si vous imaginez un peu ce que ça peut donner. 
 Mais toute rébellion doit triompher ou céder. Au péage du Boulou, à 10 minutes de la bière, voilà qu’un gilet jaune, et le policier qui le porte, s’avance vers nous. Par respect pour l’autorité nous évitons le regard direct et, soucieux de ne pas lui infliger une perte de temps, nous payons le plus vite possible et nous éloignons en douceur. 
Qu’il est bon de se sentir le Che Guevara des Corbières!

 

Villelongue Dels Monts nous accueille avec une légère pluie, qui ne nous empêche pas d’aller explorer les alentours, mais, en revanche, retarde les photos du gîte. 

 

Sans but nous errons, nous nous perdons, nous nous retrouvons ; cinq nous (priez pour ... non ne priez pas)!

 

Quand couve le feu il ne faut pas réveiller le chat qui dort, alors, fidèles à cet engagement révolutionnaire qui nous anime depuis ce matin, nous rentrons à 19h30, faisant fi de tout asservissement aux puissances de l’ordre.
Apéro gaspacho et un verre de Banyuls qui ne casse pas 3 pattes à un écureuil.

 

 

Les lecteurs, qui ont lu attentivement ce blog dans l’espoir que soit décrite la flagellation annoncée, vont recevoir leur récompense ; leur patience le mérite bien.

Le gîte se niche au cœur de quelqumicocouliers. Un bisaïeul voire un trisaïeul de notre hôtesse fabriquait des fouets avec les branches extrêmement souples de cette essence. Fouettez! Fouettez plus fort! Ah, les micocouliers... la nuit va être chaude!
Hasta siempre!

 

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Saluer l’océan

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Pour ce dernier jour, de la pluie nocturne a rendu humides les sentiers en sous-bois, alors comme redouté, point de roller. 
La plage offre une atmosphère bien différente d’hier : il n’y a pas foule pour affronter le vent fort et les nuages noirs porteurs de menaces. 

Indifférente aux vicissitudes de la météo, Bonnie construit un beau château fort en trois coups de pattes. Il y a encore des progrès à faire pour la verticalité des murs, mais rappelez-vous la taille et des limitations inhérentes à Bonnie avant de lui en faire grief!

La reine inaugure son logis en sandales rouges. 

 

Pendant ces vacances nous sommes allés à la plage avec un sac Garcia charcuterie et salaisons qui nous ne faisait pas honneur!  Mannequins pour chez Bidochon & Pitou!

Comme ça, c’est beaucoup mieux!

Nous pouvons déjeuner d’un sandwich sur un transat et sous, d’abord, quelques gouttes de pluie, le vent dans la figure à contempler les rouleaux qui moussent sur le sable. 

Il est temps d’immortaliser le moment. Nous étions deux et dans le vent. 

Une ultime photo de l’océan, de la plage du Truc vert, pour faire mentir les règles de composition. 

Dernière et première partie de pétanque ; nous avions les boules de les avoir transportées depuis 3 semaines, ouf ... pas pour rien ! 

Voilà, c’est fini pour ces vacances. Merci à vous qui avez régulièrement suivi nos pérégrinations. 

 

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Briller de ses presque derniers feux

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Les vacances maritimes regorgent de sable et d’eau ; les téléphones restent cachés et sans photo, que devient le blog ? Comment croire à ce qu’on ne voit pas?

il y eut du roller dans la bande forestière de la grande commune de Lège Cap Ferret ; une vingtaine de km.

Puis une visite au phare du Cap Ferret ...

... où les photos existent ...

La preuve que nous avons grimpé les 258 marches pour cette vue du bassin d’Arcachon. 

... avec la dune du Pyla au fond à droite. 

... puis la pointe sud du Cap Ferret avec vue sur la dune du Pyla. Dans les faits on ne voit pas grand chose si ce n’est du sable. 

Revenons au repas du soir, le dernier avant de se rendre à Bordeaux. Simple et bon, au poil quoi. Le petit gaspacho de pastèque nous rafraîchit et ravit nos foies. 
La lune est attendue pendant la nuit. Le roller demain n’est pas une certitude. 

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