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Résister esseulés à Perpignan

Publié le par Cécile et Jean-Michel

Une fois n'est pas coutume, nous laissons la parole à une princesse amoureuse de la petite reine : 

"Pendant cette sortie, je me suis sentie coupée du monde. Seuls quelques touristes, des cyclistes et trois agriculteurs témoignaient, heureusement, d'un peu de vie, sur ces routes des Albères. J'entendais le silence, cette absence de bruit qui s'incarne, dont on prend brusquement conscience, lorsque l'on perçoit son souffle, d'habitude assourdi par les bruits qui nous environnent et parfois nous agressent. J'étais bien, à la fois hors du monde et paradoxalement tellement dedans, unie à la nature, entre mer et montagne, entre fleurs et rochers."

 

"L'effort intense endolorissait mes jambes, la sueur ruisselait sur mon visage et creusait des sillons dans la crème solaire, on aurait dit la carte hydraulique de la France. Comment décrire cette émotion de se sentir à sa place et pourtant privilégiée, dans un panorama splendiose, tracer sa route parmi les premiers habitants de la nature, entre le sang de l'asphalte et celui de la vigne, accompagner les secousses d'un revêtement imparfait par un léger mouvement du bassin, descendre, prudemment mais vite, déraper légèrement sur les graviers, vivre, exister. J'ai vraiment kiffé ma raçounette (petite race, NDLR)".

 

Après ce témoignage digne d'un Blondin aux heures épiques de la Grande Boucle, il faut redescendre sur le plancher des brebis. L'astre solaire cachant ses rayons, nous partons pour Perpignan et son skate parc, célèbre, en tout cas dans la ville. Pas de chance, le bol était bien peuplé (ce dont la photo ne témoigne pas). Hé oui, nous avions oublié que nous étions mercredi et que tout ce que la ville compte de minots sortait embêter les Toulousains. 

 

Il ne reste qu'à faire un tour en ville où nous étions déjà venus en février 2015. Beaucoup a été oublié, mais les souvenirs surgissent peu à peu. La ville retrouve son sens.

 

Est-ce que nous avions déjà vu ce magasin ? C'est quoi ça? Un Monsieur Bricolage dans un ancien théâtre ? T'es un bricoleur et t'as pas de burin ? Non, mais Alliot quoi !

 

Une photo et puis s'en va.

 

Un graff et puis s'en retourne. Mais que sont ces oiseaux ?

 

Heureusement on perd pas le nord ... Ô les beaux flacons!

 

Ce qui fascine les flâneurs que nous sommes, c'est encore et toujours l'absence de promeneurs, de gens qui déambulent, qui circulent. Comme si en l'absence de magasins, personne ne trouvait plus d'intérêt à arpenter les rues. Autant dans les lieux touristiques, c'est fort appréciable, mais au coeur de la ville, cela donne une impression étrange, de ville morte, pas glauque mais triste, désertée par ses occupants, comme au coeur d'une épidémie. 

 

Avant de rentrer nous marchons dans le sable de la plage d'Argelès. La parka se supporte. Ah, ces traces dans le sable, voilà qui est tellement beau ...

Vous voyez que cela valait le coup d'attendre, non?

 

 

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Mapa 06/05/2021 08:44

Argeles tu te souviens JMi que nos avons passé des vacances à St Cyprien à coté ....